30.04.2009
L'Union pour la Méditerranée
Vous connaissez mon attachement à l'Euro-méditerranée, projet sur lequel je travaille depuis des années. Je co-préside le Comité de Parrainage politique d'IPEMED avec Abderrahmane Hadj-Nacer.
Voici le texte que le comité, qui s'est réuni le 12 mars dernier à Paris, a rédigé. Il a été publié dans le Monde du 29 avril.
Comme vous pouvez le constater, il est signé par plusieurs responsables politiques des pays de l'Union Européenne et des pays du Sud de la Méditerranée.
L'Union pour la Méditerranée : une opportunité historique
LE MONDE | 28.04.09 | 13h18
A l'occasion des réunions internationales consacrées à la crise mondiale, nous exprimons notre conviction que la Méditerranée peut être une source de croissance durable pour l'économie mondiale, un nouveau modèle de développement et de relations internationales.
Certes, la guerre à Gaza a plongé l'opinion publique mondiale dans la stupéfaction et le pessimisme. Elle a remis sur le devant de la scène cette image négative d'une Méditerranée source de problèmes pour l'ensemble du monde. Nous pensons qu'il y a erreur ! La Méditerranée peut être une chance !
|
|
Au-delà de conflits qui, pour être très douloureux, relèvent d'un passé qu'il faudra solder, le Bassin méditerranéen redevient un des carrefours stratégiques des échanges mondiaux. Il est la porte de l'Europe, avec un énorme potentiel de croissance : le sud et l'est de la Méditerranée, ainsi que l'Afrique subsaharienne.
Pour le grand dessein régional qui associe l'Europe à la Méditerranée puis plus tard à l'Afrique, l'Asie orientale a montré la voie : elle a su construire des relations internationales sur un modèle nouveau, dépassant les approches classiques d'échanges Nord-Sud fondés sur la domination, la délocalisation et le partage inégal. Les pays d'Asie de l'Est ont construit un espace commun fondé sur une économie productive, partageant de plus en plus la valeur ajoutée. Ils jouent au maximum des trois composantes des nouvelles relations internationales : la proximité géographique, la complémentarité, et les solidarités de fait - notamment environnementales.
La crise annonce une mutation fondamentale de l'économie mondiale et de la globalisation jusqu'ici sans régulation sérieuse, donc de nouveaux rapports sociaux et politiques. Cette mutation s'effectue selon trois axes : une économie fondée sur la production de valeurs dans l'économie réelle et non virtuelle ; une croissance économe des matières premières, promouvant de nouvelles activités durables et de nouveaux modes de consommation ; une géographie renouvelée par les solidarités de proximité, en lieu et place de la distinction obsolète entre Nord et Sud.
L'Union pour la Méditerranée doit être relue dans ce nouveau contexte qui appelle instamment à la redéfinition des relations entre les pays européens et les pays des rives sud et est. Tout ce qui manque à la rive nord, le dynamisme démographique, les marchés, l'énergie, on le trouve à quelques centaines de kilomètres au sud ; réciproquement tout ce qui manque au sud, notamment la technologie, l'organisation, et le cadre favorable à l'investissement et la productivité, on le trouve sur la rive nord.
Au-delà de ces nouvelles relations économiques, le Bassin méditerranéen peut être un laboratoire du nouveau modèle de développement, valorisant la diversité de ses civilisations, faisant face ensemble au terrible défi climatique de la région, inventant l'énergie de demain. Les besoins de rattrapage de la rive sud mais aussi ses potentialités sont tels qu'ils sont une occasion exceptionnelle pour l'essor d'industries nouvelles, de nouveaux comportements de consommation requis par la rareté des ressources et le danger climatique. Il est de l'intérêt du monde de voir cette Union se structurer sur ces bases nouvelles.
Nous sommes conscients que de nombreux obstacles se dressent sur ce chemin. En particulier, nous jugeons indispensable que l'Union européenne soutienne de manière plus décisive l'initiative arabe de paix au Proche-Orient. L'Europe se doit également d'aider la nouvelle administration américaine dans ses efforts pour trouver une solution juste au conflit entre Israéliens et Palestiniens en exigeant le respect par l'Etat d'Israël du droit humanitaire, des résolutions des Nations unies sur le conflit et des conventions de Genève.
Les mutations en cours commandent de mettre en oeuvre les projets qui se multiplient en Méditerranée dans le domaine de l'eau, de la dépollution, de l'énergie et notamment de l'énergie solaire, du transport, des technologies numériques, de la formation, de la santé, des mobilités circulaires. Cela passe prioritairement par la construction d'un espace financier intégré qui assure aux pays du sud et de l'est de la Méditerranée le flot des ressources et d'investissements nécessaires à une véritable convergence économique accélérée des deux rives, ainsi qu'un traité international qui sécurise les investissements et les transactions financières, et débouche sur une cour arbitrale euroméditerranéenne.
Notre appel est double :
- Aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, nous disons qu'ils ont une opportunité historique : avec le renouvellement de leur Parlement, de leur Commission, de leur budget et de leur gouvernance, ils doivent avoir pour objectif de mettre en place une ambitieuse politique méditerranéenne commune.
- Aux chefs d'Etat des rives sud et est, nous disons qu'ils doivent être les acteurs de cette Union pour la Méditerranée.
Il s'adresse aussi aux chefs d'entreprise des deux rives de la Méditerranée pour qu'ils intègrent leurs projets de développement dans ce nouvel espace.
La croissance de cette région, son avenir et sa place internationale en dépendent. Le monde en a besoin.
Les signataires sont tous membres du comité de parrainage politique de l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen, l'IPEMed :
André Azoulay, président de la fondation Anna-Lindh (Maroc) ;
Emma Bonino, vice-présidente du Sénat (Italie) ;
Georges Corm, ancien ministre des finances (Liban) ;
Kemal Dervis, ancien ministre des affaires économiques et des finances (Turquie) ;
Felipe Gonzalez, ancien président de gouvernement (Espagne) ;
Elisabeth Guigou, députée, ancienne ministre (France) ;
Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale (Algérie) ;
Mouloud Hamrouche, ancien chef de gouvernement (Algérie) ;
Alain Juppé, ancien premier ministre (France) ;
Fathallah Oualalou, ancien ministre des finances (Maroc) ;
Josep Piqué, ancien ministre des affaires étrangères (Espagne) ;
Romano Prodi, ancien président du conseil, ancien président de la Commission européenne (Italie);
Panagiotis Roumeliotis, ancien ministre de l'économie et des finances (Grèce) ;
Ismaël Serageldin, ancien vice-président de la Banque mondiale (Egypte) ;
Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères (France).
Article paru dans l'édition du 29.04.09
19:28 Publié dans Actualité, Agenda, Agenda Général, Assemblée Nationale, Déplacement, Europe, Humeurs, J'aime, J'aime pas, Politique, Votre député | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.04.2009
Dépeche AFP sur la "réprimande" du juge Burgaud
JUSTICE-CSM-OUTREAU-PARTIS-PS
"Réprimande" du juge Burgaud: "nouveau fiasco pour la justice" (Guigou, PS)
25/04/2009 15:43:48 GMT+02:00
Paris, 25 avr 2009 (AFP) - L'ancienne Garde des sceaux socialiste Elisabeth Guigou a affirmé samedi que la simple "réprimande" pour des "maladresses", adressée vendredi par le CSM au juge Fabrice Burgaud pour son instruction de l'affaire d'Outreau, était "un nouveau fiasco pour la justice".
Cette sanction est "perçue comme une offense par les victimes. Je le comprends, évidemment. On a l'impression d'une cascade de catastrophes dans cette affaire", a affirmé la députée de Seine-Saint-Denis sur France Info.
"Non seulement, des gens ont passé des années en prison pour rien alors qu'ils étaient innocents, mais en plus, on s'aperçoit qu'on n'arrive pas à tirer les leçons de ce qui s'est passé. C'est un nouveau fiasco pour la justice", a-t-elle déclaré.
En plus, "on apprend qu'il y a, parmi ceux qui ont prononcé cette soi-disant sanction, quelqu'un qui était chargé de contrôler l'instruction du juge Burgaud", a-t-elle dénoncé.
"On se demande où est la ministre de la Justice. Elle préfère se faire ridiculiser sur des estrades que de s'occuper de son ministère, de faire vérifier par ses servives et son cabinet que tous les membres de ce CSM n'ont, à un titre ou à un autre, pas participé à cette affaire", a ajouté Mme Guigou, en faisant référence à la prestation de Rachida Dati jeudi devant les jeunes UMP dans le cadre de sa campagne pour les élections européennes.
La députée a rappelé que la commission d'enquête sur cette affaire, dont elle avait fait partie, avait préconisé, "droite et gauche confondues, la mise en place de pôles de l'instruction pour faire en sorte que les juges d'instruction ne restent plus seuls, comme l'était le juge Burgaud".
"On a commencé à mettre en place ces pôles puis brutalement, on a arrêté ça parce que le président de la République a dit un jour qu'il fallait supprimer les juges d'instruction. On est dans des incohérences perpétuelles", a-t-elle affirmé.
Le Conseil supérieur de la magistrature a infligé vendredi au juge Burgaud une "réprimande avec inscription au dossier", la sanction la plus basse possible, pour son instruction de l'affaire de pédophilie d'Outreau.
16:22 Publié dans Actualité, Agenda, Agenda Général, Assemblée Nationale, médias, Politique, Question d'Actualité, Votre député | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Emission LCP "les années Thatcher"
Je serai l'invitée de Jean-Pierre Gratien dans l'émission "Ou, quand , Comment ? l'histoire" sur le thème des "années Thatcher". L'émission sera diffusée sur LCP : le 3 mai à 14h30, le 9 mai à 18h00, le 24 mai à 14h30.
16:16 Publié dans Actions 93, Agenda, Agenda Général, Assemblée Nationale, Europe, médias, Politique, Votre député | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.04.2009
france info
samedi 25 avril 2009 à 8h45 Elisabeth Guigou sera l'invitée de France Info pour répondre aux questions de Jean Leymarie.
20:00 Publié dans Actions 93, Actualité, Agenda, Agenda Général, Assemblée Nationale, médias, Politique, Seine Saint Denis, Votre député | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.04.2009
Incendie à l'ancienne clinique Michelet
Un nouvel accident s'est produit dans la clinique Michelet le week-end dernier, un incendie a dévasté plusieurs appartements. Une centaine de personnes ont du être hébergées d’urgence. Il n'y a eu heureusement aucune victime. Cette ancienne clinique de Bondy a été reconvertie en résidence sans autorisation, et héberge des familles dans des conditions précaires, sans aucun confort. Cette clinique n'aurait jamais due être transformée en chambres à louer. Ce n'est pas permis par les réglementations d'urbanisme. elle ne respecte pas les normes d'habitation. Le propriétaire encaisse des loyers exorbitants et maintient les familles, certaines sans-papiers, dans l'insécurité et l'insalubrité. Depuis plus de dix ans, nous nous mobilisons et nous soutenons les résidents. La justice a donné raison à deux reprises à la mairie de Bondy, en jugeant la confiscation du bien, mais le propriétaire s'est pourvu en cassation pour gagner du temps. Il faut que soit mis un terme aux agissements scandaleux et irresponsables de ce marchand de sommeil.
17:37 Publié dans Actions 93, Bondy, Déplacement, Humeurs, Noisy le Sec, Politique, Romainville, Seine Saint Denis, Votre député | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.04.2009
Elisabeth Guigou à Vandoeuvre invitée par Hervé Féron
Dans le cadre du cycle de conférences "Parlement en Direct", Elisabeth Guigou est intervenue devant une salle comble sur la justice des mineurs en présence de nombreux professionnels.
Vendredi 03 Avril 2009, L'Est Républicain / ÉVÉNEMENTS
Se limiter à l'enfermement est criminel
L'ancienne Garde des Sceaux était à Vandœuvre pour animer une conférence sur la délinquance des mineurs en présence de magistrats et d'éducateurs de la PJJ.
Quand on est magistrat, ancienne Garde des Sceaux et député de Seine-Saint- Denis, on peut, en matière de délinquance des mineurs, revendiquer une certaine expertise. Mais si Elisabeth Guigou était à Vandœuvre, hier soir, ce n'était pas seulement pour en parler. Invitée par Hervé Féron dans le cadre du cycle de conférences « Parlement en direct », elle animait une rencontre sur le thème aux côtés de Fabienne Nicolas, déléguée régionale du Syndicat de la magistrature, Pascal Bridey, représentant de l'USM (Union syndicale des magistrats) et Martin Roussel, membre de l'Intersyndicale de la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse) devant un public de professionnels.
« Je suis venue avant tout pour écouter leur vécu et confronter les expériences ».
A l'intitulé de la conférence, « Justice des mineurs, tous délinquants ? », on sent que les orientations prises par le gouvernement en la matière suscitent l'inquiétude des professionnels. Le réquisitoire d'Elisabeth Guigou est à charge : « Il faut arrêter les faux débats qui reposent sur un travestissement de la réalité. Il est faux de dire que la délinquance des mineurs a augmenté alors qu'elle baisse depuis 1998. Elle ne représente que 3 % de la délinquance générale et dans 80 % des cas, les victimes sont elles-mêmes mineures ». Le laxisme supposé de la justice ?
Une contre-vérité ! « 90 % des actes de délinquance des mineurs reçoivent une réponse pénale », rappelle-t-elle.
Agir mais bien
« Le problème n'est pas de savoir si on agit ou pas. Il n'est pas question de nier la réalité. Il faut agir bien sûr. Mais bien ! » C'est-à-dire « appréhender le problème dans son ensemble. Pas seulement sous l'angle répressif mais également en favorisant les actions éducatives, comme le prévoient les ordonnances de 1945. Restreindre la réponse pénale à de l'enfermement, c'est criminel ». On est loin de l'esprit des ordonnances de 1945 estime l'élue avec les dernières tentatives de Rachida Dati comme le juge unique ou le principe de l'emprisonnement des mineurs de moins de 13 ans. « On parle d'ailleurs de plus en plus de mineurs et de moins en moins d'enfants, c'est une manière de les désincarner ». Ce qui la « révulse » surtout, c'est le « populisme » du gouvernement. « On joue sur les peurs, on fait des lois d'affichage qui ne sont pas applicables faute de moyens comme celle qui interdit le rassemblement dans les halls d'immeubles ou ce projet de loi sur les bandes qui nécessitera un fichage généralisé ».

15:49 Publié dans Agenda, Agenda Général, Assemblée Nationale, Déplacement, médias, Politique, Seine Saint Denis, Votre député | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
L'intercommunalité
Maire-Adjointe chargée de l’Intercommunalité à la mairie de Noisy-le-Sec, je me réjouis qu’après moins d’un an de travail, neuf communes de l’Est parisien aient décidé de créer une Communauté d’Agglomération. Cette décision annoncée aujourd’hui vendredi 10 avril a été préparée par des rencontres mensuelles entre les Maires et leurs Adjoints en charge de l’intercommunalité. En tant que Députée de la neuvième circonscription de Seine-Saint-Denis, j’ai demandé à ce que le projet initial, qui regroupait cinq communes limitrophes de Paris (Pantin, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Bagnolet et Romainville) s’élargisse non seulement à Noisy-le-Sec mais aussi à Bondy. J’ai plaidé avec Alda Pereira Lemaitre, Maire de Noisy-le-Sec et Gilbert Roger, Maire de Bondy, pour que Montreuil et Bobigny ainsi que Rosny puissent nous rejoindre. Rosny-sous-Bois a refusé, c’est dommage, mais nous laissons la porte ouverte… Notre Communauté d’Agglomération qui regroupe plus de 400 000 habitants sera l’une des plus importantes de France et sera un interlocuteur de poids pour l’Etat, la Région, le Département et Paris.
Dès le mois de mai, La création d’une association de préfiguration des 9 villes permettra de définir le projet commun de territoire et ses enjeux. Nous espérons que la Communauté d’Agglomération sera officiellement créée au 1ier janvier 2010. D’ici là, nous aurons à écrire le projet de territoire avec les citoyens et l’ensemble du personnel politique et administratif des municipalités. Chaque Conseil Municipal sera amené à délibérer sur ce grand projet entre le 26 avril et le 20 mai.
Notre territoire est de plus en plus attractif, notre reconversion économique est en cours, portée par l’arrivée d’activités de services et d’industries innovantes, de nouvelles technologies, de laboratoires de recherche de pointe. Notre département est aussi l’un des poumons verts de la Région avec le projet de la Corniche des Forts à Romainville et Noisy-le-Sec, le Bois de Bondy, le Parc départemental Jean Moulin Les Guilands à Bagnolet, le Parc des Beaumonts et le parc Montreau à Montreuil, le parc départemental de la Bergère à Bobigny et le canal de l’Ourcq. Cette intercommunalité aura pour objectif d’améliorer la qualité de vie de nos concitoyens et le développement d’une identité commune aux 9 villes, en favorisant des projets collectifs innovant, le développement durable, les nouvelles technologies, le lien social, la santé. La vivacité du tissu associatif en Seine-Saint-Denis, le dynamisme exceptionnel créé par la jeunesse de notre population et l’apport indiscutable de nos concitoyens issus de l’immigration permettant cette diversité, source de richesse culturelle et sociale, constituent des atouts pour des initiatives dont toute la population pourra bénéficier et qui changeront le regard porté sur notre département.
Un decret alibi
Alors que Nicolas Sarkozy avait déclaré pendant la campagne présidentielle qu'il « ferait voter, dès l'été 2007, une loi interdisant la pratique détestable des golden parachutes », il a écarté toute idée de réglementation sur les revenus des grands dirigeants dans son discours de Saint-Quentin la semaine dernière. Face à l'exaspération des français, l'Elysée a été contraint de revoir sa position et a décidé non pas d'une loi, mais d'un décret, qui devait en principe encadrer les rémunérations des patrons d'entreprises. Or, comme à son habitude, le gouvernement excelle dans les effets d'annonces qui ne sont suivis que de mesurettes.
Le décret annoncé est en effet bien lacunaire. Il est limité dans son champ d'application : il ne s'appliquera qu'à quelques rémunérations exceptionnelles, les stock-options et les bonus, et non à l'ensemble de rémunérations. Ne seront concernés que quelques rares dirigeants de banques et du secteur automobile dont les entreprises ont bénéficié d'une aide de l'État, dans le cadre des plans de sauvetage des secteurs bancaires et automobile. Le décret est aussi réduit dans le temps : François Fillon a annoncé que c'était « une règle de temps de crise » et que le décret, non rétroactif, ne serait plus valable d'ici deux ans.
La droite ne souhaite pas en réalité s'attaquer aux abus qui sont depuis longtemps un scandale et qui aujourd'hui, alors que le chômage et la précarité explosent, sont une provocation insupportable. Il faut mettre fin à la cupidité sans bornes de certains : réglementer les parachutes dorés, interdire les bonus lorsque l'entreprise bénéficie d'aides de l'État et supprimer les stock-options. Le retour de la confiance, donc la sortie de crise l'exige.
10:15 Publié dans Actualité, Assemblée Nationale, Europe, Humeurs, Politique, Seine Saint Denis, Votre député | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.04.2009
Mon intervention au Conseil Municipal de Noisy-le-Sec lors du vote du budget le 26 mars 2009
« Je tiens tout d’abord à féliciter les personnes qui ont permis l’élaboration de ce budget, difficile à boucler car l’héritage municipal qui nous est laissé est composé de dépenses inconsidérées, clientélistes et électoralistes : les vraies fausses cantines gratuites et les projets mal ficelés comme le Dojo coutant 4 millions d’euros à notre commune en témoignent.
L’endettement record que nous devons rattraper nous rend la tâche encore plus difficile : entre 2006 et 2008, cet endettement a augmenté de 15 millions d’euros. Nous sommes donc passés de 46 à 59 millions d’euros en deux ans, soit plus de 30% d’augmentation. Une somme tellement vertigineuse que l’ancienne municipalité n’avait même pas osé voter le budget 2008.
L’héritage est donc calamiteux : l’opposition n’a pas a donné de leçons et doit faire preuve, il me semble, d’un peu de décence.
La politique nationale aggrave la situation de toutes les villes, y compris les villes de droite. Nous savons que de nombreux noiséens ne vont pas se faire soigner, faute de moyens.
Le gouvernement étrangle les ressources liées à la santé, des ressources essentielles pour l’ensemble de nos concitoyens. Le Centre médical à Noisy tente de pallier l’insuffisance de moyens accordés par le gouvernement à la Santé et de répondre au mieux aux besoins des noiséens.
Il n’y a pas que la Santé qui souffre de cette politique nationale : le manque de logement est criant, le non-respect de l’article 55 de la Loi SRU qui oblige les communes à réaliser au moins 20% de logements sociaux et le sort des locataires en difficulté qui s’ assombri encore depuis le dernier vote des députés de la majorité, le délai maximal de sursis à l’exécution du logement d’expulsion ayant été ramené de trois ans à un an. J’ai adressé une lettre au Préfet le 16 mars 2009, jour de la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives, pour obtenir des réponses concernant les solutions de relogement proposées aux personnes menacées d’expulsion.
On impose également des surloyers à des retraités dans des logements sociaux, à des personnes qui ont travaillé toute leur vie et qui survivent avec une pension déjà faible et se voient en plus augmenter leurs loyers de façon disproportionnée.
Les exemples sont nombreux, les mesures prises par la politique nationale qui touchent les citoyens pèsent forcément sur une ville.
A cela s’ajoute l’étranglement systématique des collectivités locales par l’Etat : aucune indication sérieuse sur le remplacement de la taxe professionnelle n’a été donnée. Les villes ont des charges supplémentaires et parallèlement, doivent diminuer leurs dépenses. Alors que le bouclier fiscal existe toujours, l’Etat réduit les recettes des collectivités locales et transfère des charges supplémentaires sur ces mêmes communes, asphyxiées.
Ce budget est un compromis avec des contraintes que nous n’avons pas choisies, nous avons du augmenter les impôts et même si cette augmentation est moins importante que dans d’autres communes, nous essayons de faire le meilleur budget possible pour répondre à la demande des noiséens et rattraper les erreurs de gestion de l’ancienne municipalité.
C’est donc un budget courageux qui voit le jour avec plusieurs points importants auxquels nous tenons :
- Le maintien et l’amélioration des services à la population avec le Centre Médical et les Centres Sociaux.
- La Justice Sociale avec la mise en place du quotient familial, l’épicerie sociale et les Restos du Cœur
- L’effort de rationalisation politique par une diminution des charges trop élevées du personnel et l’humanisation des rapports avec l’ensemble du personnel de la Mairie, grâce à la détermination de notre Maire.
- Le financement de nos priorités : la Culture, l’Education, la Petite Enfance et les Loisirs pour nos enfants.
Nous nous sommes résignés à augmenter les impôts, malgré les efforts d’économies faits dans tous les secteurs.
Il est certainement difficile mais indispensable de redresser la situation financière de notre ville.
Nous avons été élus avec un projet d’intercommunalité. Ce projet avance et nous permettra de résister à l’étranglement exercé par l’Etat sur les collectivités locales. Je remercie chaque service pour le travail fait en ce sens.
Je tiens à remercier également l’Adjoint aux Finances pour son travail ainsi que l’ensemble des conseillers municipaux et des Adjoints au Maire.
Je félicite enfin Madame le Maire pour son courage, son sens de l’écoute, son contact avec la population et son total dévouement à l’intérêt général de notre ville.
Je voterai donc ce budget parce qu’il est un budget de justice sociale, d’investissement pour le bien-être des noiséens, de redressement des finances de la commune et de courage politique.
11:10 Publié dans Noisy le Sec | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note











