30.01.2009

Samedi dans le "Face à face" du Soir 3

Samedi 31 janvier je suis invitée à participer au Soir 3 présenté par Francis Letellier à 23h10 pour le "Face à face" avec Philippe Gonjon, Député UMP du 15ème arrondissement de Paris, sur le thème des prisons.

28.01.2009

Des chiffres et un echec

Depuis 2002, Nicolas Sarkozy comme Ministre de l'Intérieur d'abord, puis comme Président de la République, se glorifie de sa politique sécuritaire. Alors que les derniers chiffres de la délinquance viennent d’être publiés, il n’y a, en définitive, pas de quoi être fier des résultats obtenus dans notre département. Pour 2008, le taux de criminalité reste à un niveau élevé. L’évolution des vols à main armée est aussi préoccupante. Les braquages ont en effet augmenté de 21,15%, soit six points de plus que la moyenne nationale. Malgré tout, le gouvernement se vante d’une baisse totale du nombre de délits, alors que celle-ci est largement due au fait que les victimes sont de plus en plus incitées à déposer des mains courantes, plutôt que des plaintes en raison de la pénurie d'effectifs. Il manque 400 policiers en Seine-Saint-Denis.

La suppression de la police de proximité, décidée par Nicolas Sarkozy en 2002 est une grave erreur. Créée par la gauche, les îlotiers étaient plus proches de la population. Ils pouvaient plus facilement désamorcer des conflits avant qu'ils ne se transforment en affrontements. En démantelant la police de proximité, la droite s’est déchargée sur les municipalités qui, tant bien que mal, se démènent pour assurer la sécurité de leurs concitoyens.

Non seulement la criminalité n'a pas diminué, mais ces alarmantes statistiques signent l’échec de la politique menée depuis sept ans.

26.01.2009

Natalia, son mari, sa petite-fille et la crise.

Il y a quelques temps j'ai reçu la lettre de Natalia. Aujourd'hui j'ai décidé de vous la donner à lire.

 Madame la Députée  Il a quelques temps  nous étions ( malgré nos études ) mon ami, moi même et notre enfant   bénéficiaires du R.M.I. Nous percevions 704 euros, notre loyer était totalement payé par l'allocation logement. Nous avions également les avantages liés au R.M.I : complémentaire santé, transports gratuits, électricité sociale, cantine à moindre prix, et d'autres avantages tels que la prime de Noël, l'exonération de la taxe d'habitation et de la redevance télé . Il y a deux ans mon ami a trouvé du travail à Paris. Il a un revenu net de 1800 euros. Nous avons un logement de 36m2 dont le loyer est de 870 euros. Nous "sommes trop riches " pour toucher les allocations logement. Lorsque nous avons payé notre loyer il nous reste 930 euros. Comme nous faisons partie des privilégiés nous devons aussi  nous acquitter de l'impôt sur le revenu, de la taxe d'habitation, de la redevance télé, de la mutuelle santé des transports, soit 210 euros par mois. Il nous reste donc pour vivre 930 - 210 soit  720 euros... En conclusion : 2 adultes et un enfant qui sont au R.M.I ONT 704 euros net pour vivre et sont considérés comme vivant sous le seuil de la pauvreté; 2 adultes et un enfant avec un revenu mensuel du travail de 1800 euros  n'ont  que 720 euros  net et ils sont considérés comme une famille aisée qui n'a aucun droit. Cette famille ( nous en l'occurrence) ne pourra pas mettre tous les jours son enfant à la cantine pas plus qu'elle ne pourra pratiquer de loisir. Son  quotient familial étant trop élevé puisque il est  de 1800 : 3  = 600 euros !!!!  Aujourd'hui malgré un travail nous vivons dans une précarité plus importante que lorsque nous percevions le rmi.  Monsieur le Président offre des primes de Noël, des primes de printemps, des primes pour les minimums vieillesses, c'est fort bien , mais que fait-il pour les familles  comme nous ?  Avec 1800 euros de revenus pour 3 personnes à Paris  nous ne pouvons bénéficier d'aucune prestation sociale. Ou est l'équité?  Cordialement    NATALIA  

 

Victor Hugo, toujours autant d'actualité...

 

Un ami militant PS de Bondy m'a fait relire cet extrait de « Napoléon le petit » de Victor Hugo:

« Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.

Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse.

Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé ».

Saisissant, non !

 

22.01.2009

En direct sur France Inter !

Vendredi 23 janvier je serai invitée aux côtés de Jean d'Ormesson et de Franz-Olivier Giesbert dans l'émission "Le téléphone sonne du vendredi" présentée par Pierre Weill, en direct, sur France Inter, de 19h15 à 20h.

14.01.2009

Communiqué du 14 janvier 2009 concernant un déjeuner avec la Garde des Sceaux

Communiqué

 

Madame Rachida Dati nous invite à un déjeuner sur la réforme de procédure pénale et notamment la suppression du juge d'instruction.

Nous acceptons ce déjeuner jeudi 15 janvier pour faire part de nos positions.

Nous allons rappeler à la Garde des Sceaux que les projets de réforme de l'instruction sont anciens et que les Gardes des Sceaux de gauche ont fait adopté plusieurs réformes en ce sens.

  • Robert Badinter en 1985 a fait voter le principe de collégialité pour les juges d'instruction. Cette loi a été supprimée en 1986 dès que la droite est arrivée au pouvoir.

  • Michel Vauzelle et Michel Sapin dans la loi du 4 janvier 1993 ont fait rétablir la collégialité pour les juges d'instruction et ont instauré un juge de la détention, immédiatement supprimé par la droite en août 1993.

  • Elisabeth Guigou en 2000 avec la loi « présomption d'innocence » a créé le juge des libertés et de la détention afin que les juges d'instruction qui conduisent les enquêtes ne soient plus ceux qui décident du maintien en liberté ou de la détention provisoire.

  • La commission parlementaire sur l'affaire Outreau a proposé d'améliorer le système du juge des libertés et de la détention en optant pour des décisions collégiales et a préconisé la création de pôles d'instruction auprès des Tribunaux de Grande Instance pour mettre fin à la solitude du juge d'instruction et adopter le principe de décision collégiale.

Les pôles d'instruction commencent à se mettre en place. C'est une bonne réforme. Pourquoi faut-il l'interrompre?

Nous sommes favorables à l'amélioration de la fonction de juge d'instruction et du juge des libertés et de la détention notamment en instaurant la collégialité. Mais nous refusons la suppression du juge d'instruction qui aurait des inconvénients graves :

  • le Parquet conduirait seul l'enquête. Aujourd'hui le Parquet est aux ordres du gouvernement. Dans les affaires sensibles, touchant le pouvoir politique, on pourrait avoir de sérieux doutes sur l'impartialité d'une enquête soumise aux instructions du même pouvoir politique.

  • les avocats seraient seuls face à la puissance du Parquet pour faire respecter la présomption d'innocence. Le juge d'instruction recherche des preuves de culpabilité mais aussi des preuves d'innocence. Et seules les personnes capables de s'offrir les services d'un ou plusieurs avocats, qui suivent l'enquête de près, pourront être bien défendues. Toutes les autres, celles qui n'ont pas les moyens, seront en situation d'infériorité. Les citoyens ne sont égaux devant la justice que si le Parquet est indépendant du pouvoir et si l'enquête est conduite par un juge indépendant.

Nous sommes ouverts à toutes améliorations du fonctionnement du juge d'instruction ainsi qu'à l'amélioration de la procédure contradictoire. Mais nous n'acceptons pas la suppression du juge d'instruction.

Elisabeth Guigou, Députée de Seine-Saint-Denis, Michel Sapin, Député de l'Indre, Michel Vauzelle, Député des Bouches du Rhône, Marylise Lebranchu, Députée du Finistère

Point presse sur la réforme des collectivités territoriales

Veuillez retrouver ici ma vidéo du point presse du mardi 14 janvier 2009 au Parti Socialiste sur la réforme des collectivités territoriales.

13.01.2009

Ce soir dans "Ce soir au jamais".

Ce soir je serai l'une des invités de l'émission "Ce soir ou jamais" présentée par Frédéric Taddéi sur France 3 à partir de 23h et en direct.

11.01.2009

Les 4 vérités

Lundi 12 janvier je serai l'invitée des "4 vérités" présentées par Olivier Galzi dès 7h45 sur France 2.

08.01.2009

Dépêche d'Elisabeth Guigou

ASSEMBLEE-JUSTICE-MAGISTRATS-SARKOZY-PS La suppression du juge d'instruction crée une "justice à deux vitesses" (Guigou)08/01/2009 12:10:59 GMT+01:00#728504 DVBP 2024 EFS88 (4) AFP (266)

PARIS, 8 jan 2009 (AFP) - Elisabeth Guigou, ancienne garde des Sceaux PS, a estimé jeudi que la suppression du juge d'instruction souhaitée par Nicolas Sarkozy mettrait les justiciables en "situation d'infériorité" par rapport au parquet et créerait une "justice à deux vitesses".

Mme Guigou avait enlevé en 2000 au juge d'instruction la responsabilité des mises en détention provisoire pour la confier à un juge des libertés.

Mais "je n'ai pas décidé la suppression du juge d'instruction car elle laisse la personne mise en cause et ses avocats seuls face à un parquet puissant. Et seules les personnes qui auront un ou plusieurs avocats pouvant mener une contre-enquête auront des chances d'être défendues", a-t-elle affirmé à l'AFP.

"C'est un problème de justice à deux vitesses", a-t-elle dit.

La commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, en 2006, "a eu à nouveau ce débat et les mêmes conclusions: pour remédier à la dérive du juge d'instruction, on avait préconisé que le juge soit intégré dans un équipe", a-t-elle rappelé.

La réforme de la justice, votée dans la foulée, a mis en place des pôles d'instruction. "Je ne comprends pas pourquoi l'on interrompt cette bonne réforme pour la remplacer par une mauvaise qui ne donnera pas les mêmes garanties aux justiciables. C'est au minimum brouillon comme méthode", a estimé Mme Guigou.

Le deuxième problème, selon elle, est que "le parquet n'est plus indépendant" et que "l'on confie l'ensemble de l'enquête à un magistrat soumis aux instructions du pouvoir politique et sur lequel pèse un soupçon d'impartialité".

bbm/frd/rhl

 

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