31.10.2007
Tribune sur l'Europe
Voici la tribune d'Elisabeth Guigou publié dans le journal Le Monde daté du 1er novembre.
Pourquoi il faut dire oui au nouveau traité européen.
Il faut dire oui au traité de Lisbonne.
Pour quelle raison dirait-on non ? Parce que ce traité est imparfait ? Certainement il l'est. Mais les traités européens précédents n'étaient pas non plus idéaux. C'est d'un traité insuffisant à l'autre que depuis cinquante sept ans, l'Europe s'est faite. Et il ne peut en être autrement car faire l'Europe exige des compromis, entre des Nations qui ont leur histoire, leur langue, leur culture, leurs traditions, leurs systèmes économiques et sociaux ainsi qu'entre des partis et des gouvernements de couleurs politiques différentes. Cette diversité est une richesse qu'il faut préserver car elle fait l'originalité de l'Europe, mais qu'il faut aussi savoir surmonter pour créer de l'unité dans un ensemble politique de 27 pays et 480 millions d'habitants. Dire non à ce traité c'est refuser le compromis nécessaire pour sortir l'Union Européenne du blocage. Dire non c'est condamner l'Union à une crise sans doute insurmontable, car nul ne voit aujourd'hui d'alternatives. Dire non c'est faire le jeu de ceux qui veulent que l'Europe ne soit qu'une zone de libre échange adossée à l'OTAN.
Mais puisque ce traité est médiocre, pourquoi ne pas s'abstenir, afin d'en laisser la responsabilité à ceux qui l'ont négocié et qui n'ont pas su convaincre le Royaume-Uni et la Pologne d'accepter la charte des droits fondamentaux, ni la règle des décisions à la majorité pour la coopération policière et judiciaire, qui ont, piteusement, biffé les références au drapeau et à l'hymne européen, changé l'intitulé de la fonction du Ministre des affaires étrangères, s'en prenant aux symboles sans changer la réalité, qui ne se sont pas battus pour élever le niveau d'exigence dans le domaine social ou dans la recherche et qui n'ont fait aucun progrès vers un gouvernement économique capable de se faire entendre de la Banque Centrale Européenne. Mais s'abstenir c'est aussi ne pas approuver la création d'un Président stable pour l'Union, d'un responsable unique pour la politique étrangère, la défense et l'aide au développement, la charte des droits fondamentaux obligatoire pour tous les pays sauf deux, une base juridique, enfin !, pour une directive sur les services publics, des décisions rendues plus faciles pour la règle de la majorité, des pouvoirs nouveaux du Parlement européen. S'abstenir c'est ne pas assumer son engagement européen. C'est fuir ses responsabilités, c'est manquer de courage.
Voter non c'est se couper du reste de la gauche européenne, s'abstenir c'est se marginaliser durablement au sein de cette gauche européenne, c'est perdre la capacité de peser sur ses choix. Ne pas voter oui c'est laisser la droite française et européenne s'approprier l'Europe et la modeler à son idéologie.
Le oui est le choix qui permet à l'Europe de sortir de l'ornière, à la gauche européenne de se rassembler, aux socialistes français de regarder devant eux et de se battre avec les sociaux démocrates européens pour une meilleure Europe. Voter oui n'est pas se renier pour ceux qui croient à l'Europe et qui ont voté non au référendum de 2005. Ils ont posé des questions que nul ne peut désormais esquiver, sur la nature et le sens de l'Union européenne. Voter oui, ce n'est pas la fin de l'histoire. C'est permettre que continue le combat des socialistes pour une Europe plus sociale, plus forte dans la compétition mondiale, plus capable de défendre les intérêts des européens, de lutter contre la criminalité internationale, de se faire entendre et respecter dans le monde, de maîtriser la mondialisation, d'imposer les difficiles décisions qui engagent l'avenir de la planète. Les socialistes, qui sont depuis toujours des internationalistes, doivent se battre, avec la gauche européenne, pour que l'Union européenne trouve un projet porteur de sens dans le monde du 21e siècle.
Au siècle dernier le projet européen a magnifiquement réussi car il a propagé sur le continent la paix et la démocratie. Celles-ci désormais acquises, l'Europe retrouvera du sens pour les citoyens si, comme elle l'a fait au siècle dernier, elle apporte des réponses aux peurs de ce siècle. Les peurs se cristallisent sur la mondialisation. Pourrons-nous en maximiser les bénéfices et en maîtriser les effets pervers ? Les Européens, qui ont pendant deux millénaires fait l'Histoire, continueront-ils à peser dans un monde dominé par d'autres grandes puissances ? La réponse ne dépendra que de nous. Si nous nous replions dans nos frontières nationales la partie est perdue. Si nous laissons l'Europe végéter, le déclin est assuré. Si nous renonçons à maîtriser la mondialisation financière et à imposer le développement durable, la catastrophe est certaine. En revanche, si la gauche se donne pour mission de faire de l'Europe un acteur mondial, qui fait entendre sa voix pour la paix et la solidarité dans le monde et qui tire la rive Sud de la Méditerranée et l'Afrique vers le développement et la démocratie, alors l'Europe retrouvera du sens. Aujourd'hui ce choix passe par la porte étroite du Traité de Lisbonne.
Elisabeth Guigou
Députée de Seine-Saint-Denis
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12.09.2007
Dimanche 16 Septembre
Journée de discussion et de réflexion autour du texte « Construire une nouvelle perspective à gauche »
15:35 Publié dans Actualité, Agenda, Europe, médias, Politique, Votre député | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Jeudi 13 septembre
Parti Socialiste : Les entretiens de la Rénovations avec Elie Cohen et Philippe Aghion
Europartenaires : Réunion de rentrée de l'association
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Mercredi 12 septembre
Assemblée nationale : Réunion de la Délégation pour l'Union Européenne
Commission des Affaires Etrangères : Audition de M. Manuel Desantes, vice-Président de l'Office européen des brevets et de M. Eskil Waage, membre du service juridique de l'Office européen des brevets
Mission Euro-méditerranée : Audition de Dominique Baudis, Président de l'Institut du Monde Arabe, et de François Gouyette, Ambassadeur de France à l'Euroméditerranée
Romainville : Pose de la première pierre de l'établissement de soins de suite
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10.09.2007
Lundi 10 septembre
France 2 : Intervention sur la réforme des régimes spéciau
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06.07.2007
Discours d'Elisabeth Guigou lors du débat sur le nouveau traité institutionnel européen
Monsieur le Président, Messieurs les Ministres,
Nous parlons aujourd’hui non d’un nouveau traité, mais d’un accord politique, obtenu à grand peine au Conseil Européen du 23 juin dernier, qui porte sur le mandat donné à la prochaine conférence intergouvernementale de négocier un nouveau traité institutionnel destiné à remplacer le traité de Nice. Notre position ne pourra donc être arrêtée qu'à la fin de la conférence intergouvernementale.
Voici mon sentiment à ce stade. Cet accord politique, s'il est confirmé, permettra à l'Union de sortir du blocage institutionnel. Ce sera une bonne nouvelle, car cela conjurera pour un temps le risque de régression et de renationalisation des politiques communes que la crise faisait peser sur elle [...].
12:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.07.2007
Lundi 02 juillet
France info : Invitée de 08h08 à 08h25
Dépêche AFP tirée de l'emission
PARIS (AFP) - Elisabeth Guigou, députée socialiste de Seine-Saint-Denis, a estimé lundi qu'avec le traité simplifié, Nicolas Sarkozy avait rempli "un objectif a minima".
"Nicolas Sarkozy a atteint son objectif qui était avec nos partenaires européens de lever le blocage mais il a manqué une grande occasion, celle d'affirmer un souffle, une vision pour l'Europe. C'est un objectif a minima qui a été rempli", a-t-elle dit sur France Info.
Selon l'ancienne ministre des Affaires européennes, ce texte "laisse entières de grandes questions : quelle vision, quelle conception de l'Europe ?"
Dominique Strauss-Kahn a quant à lui salué lundi "le travail" de Nicolas Sarkozy au dernier sommet de Bruxelles, en affirmant que le président français "a joué son rôle et plus que son rôle" pour le traité européen simplifié.
Ce texte, selon lui, est "le meilleur compromis" possible à 27. "Il est vrai que Nicolas Sarkozy n'y est pas pour rien (...) Nicolas Sarkozy a fait son travail, c'est le retour de la France en Europe", s'est-il félicité.
Pour autant, le député du Val d'Oise a indiqué qu'il n'était "pas obligatoirement ravi par le contenu". "Mais il ne faut pas cracher dessus", a-t-il ajouté.
Mme Guigou a souligné la nécessité d'"analyser très sereinement les points positifs et les lacunes". Le jugement sur le traité est "forcément provisoire puisque la conférence intergouvernementale va se réunir jusqu'au mois d'octobre. Il faudra vérifier si la conférence intergouvernementale ne diverge pas par rapport à l'accord politique des chefs d'Etat" conclu au sommet de Bruxelles, a-t-elle expliqué.
Elle a observé que dans ce genre de négociation, "le diable est dans les détails".
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25.06.2007
Sommet de Bruxelles
Dépêche AFP
Sommet de Bruxelles : réaction d’Elisabeth Guigou
PARIS, 23 juin 2007 (AFP) – Réaction socialiste samedi au projet de traité européen au lendemain du sommet de Bruxelles :
Elisabeth Guigou, ex-ministre PS des affaires européennes, sur Europe 1 :
« C’est bien de sortir du blocage, c’est dommage qu’il faille attendre dix ans pour appliquer de nouvelles règles de décision. S’il y a de la volonté politique, il y a quand même de quoi faire avec ce traité. »
« Pour nous, la gauche européenne, un combat reste entier : faire admettre la question des services publics et celle d’un protocole social qui donne le signe très clair qu’on veut élever les normes sociales et environnementales vers le haut. »
« J’observe que le Président Sarkozy a été très actif, que Mme Merkel a joué un rôle décisif. » « C’est une femme, alors elle ne s’enferme pas dans les routines habituelles. »
17:45 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.03.2007
L’Europe a 50 ans
Le 25 mars 2007, nous avons célébré avec nos 26 partenaires de l’Union européenne le cinquantième anniversaire de la signature du Traité de Rome*.
L’association « Europartenaires » que j’ai créée en 1994 et que je préside avec Jean-Noël Jeanneney a organisé une « Chasse au Trésor » dans Paris le Dimanche 25 Mars, en partenariat avec le Ministère des Affaires Européennes, la Fondation Jean Jaurès, Friedrich Stiftung, le Mouvement Européen-France et Action citoyenne. Plus de 3000 participants ont recherché, à travers la capitale, les « cartes indices » permettant de résoudre des énigmes pour pouvoir dénicher « un trésor ». A l’arrivée, tous les participants ont reçu un jeu de cartes inédit et l'équipe gagnante a remporté un séjour à Rome.
Pour ma part, j’ai eu l’honneur de participer à Rome à la Conférence Internationale à l’occasion du 50eme Anniversaire de la Signature des Traités de Rome sur le thème « 50 ans d’Europe : Europe année zéro » sous le Haut Patronage du Président de la République Italienne Giorgio Napolitano, en compagnie de nombreux dirigeants politiques européens : Romano Prodi, Président du Conseil des Ministres d’Italie, Hans-Gerrt Poettering, Président du Conseil Européen et José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne. Cette Conférence a eu lieu au Capitole, dans la salle où a été signé le Traité de Rome.
A Berlin, les Chefs d’Etats européens ont adopté la déclaration de Berlin. Ce texte fixe juin 2009 comme objectif pour l'entrée en vigueur d'un nouveau traité. Le prochain président de la République française aura un rôle majeur à jouer dans la relance du processus européen. Il faudra sortir de l’impasse institutionnelle et utiliser les élections au Parlement Européen de Juin 2009 pour tracer des perspectives pour une Europe plus solide et plus proche des citoyens.
* Le 25 mars 1957, deux traités ont été signés à Rome, l’un constituant l’acte fondateur de la Communauté économique européenne (CEE) et l’autre instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom).
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19.03.2007
Les "Etats généraux de l'Europe"
"Les premiers Etats généraux de l'Europe sont organisés autour du thème de la fierté européenne avec une ambition : réunir la société civile pour préparer la prochaine étape de la construction européenne et un principe : réunir citoyens et personnalités de premier plan pour réfléchir ensemble et faire des propositions qui nourriront la réflexion du Conseil européen et des candidats à la présidentielle. Il se sont réunis le samedi 17 mars à Lille Grand Palais, et ont compris 16 ateliers autour des valeurs de l'Union : la liberté, la solidarité, la responsabilité ou encore la démocratie.Ces Etats Généraux sont le lieu-clé du débat civique européen en 2007 et visent à créer une nouvelle dynamique pour relancer l’Union à la veille de l’élection présidentielle en France et des célébrations officielles de Berlin le 25 mars 2007."
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