« Question écrite à Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale | Page d'accueil | Vendredi 25 avril 2008 »
21.04.2008
Questions au Gouvernement "Mouvement dans les lycées"
Mes collègues députés Yves DURAND et Régis JUANICO ont attiré l'attention du Ministre de l'Education Nationale lors des questions au Gouvernement sur les mouvements dans les lycées et sur l'avenir de l'Education :
Question de Monsieur Yves DURAND (séance du 15 avril 2008) :
"Monsieur le Ministre de l’éducation nationale, vous avez sans doute reçu récemment les lycéens mais je doute que vous les ayez véritablement écoutés. En tout cas, je suis sûr que vous ne les avez pas entendus car si vous l’aviez fait, vous auriez répondu avec moins d’arrogance tout à l’heure. Depuis maintenant un an, votre seul souci est de tenter de faire admettre à l’opinion publique la saignée dans les effectifs de l’éducation nationale pour la rentrée prochaine, et sans doute pire encore pour les années à venir. Votre seul argument, vous l’avez encore répété tout à l’heure, est la baisse du nombre d’élèves qui permettrait, selon vous, un taux d’encadrement convenable de onze élèves par professeur. Or vous savez très bien, monsieur le ministre, que ce chiffre est faux et qu’il ne correspond à rien. Dans les lycées, la taille moyenne des classes approche les trente élèves, et elle atteint parfois les trente-cinq en seconde, alors que c’est la classe la plus importante pour l’orientation des jeunes.Dans les lycées de l’agglomération lilloise, pas une classe de seconde n’est en dessous des trente élèves.Par ailleurs, c’est au moment même où le nombre d’élèves augmente fortement en primaire et en collège que le Président de la République annonce le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, ce qui entraînerait la suppression de 85 000 postes d’ici à 2012 dans l’éducation nationale alors que, au contraire, il faudrait prévoir dès maintenant l’accueil de ces nouveaux élèves. Oui, les réformes sont nécessaires, et nous les avions engagées, mais jamais elles ne se feront en supprimant des moyens. Aujourd’hui, votre politique, c’est de supprimer les cours du samedi matin en primaire, sans aucune concertation avec les maires qui devront le plus souvent prendre en charge les élèves. Vous bâclez, là encore sans concertation, de nouveaux programmes, que la plupart des enseignants refusent. Enfin, vous jetez les enseignants à la vindicte populaire, ce qui est scandaleux, avouons-le, en les accusant de manipuler les lycéens qui clament, encore aujourd’hui, leur révolte. Monsieur le ministre, votre premier devoir est de défendre l’institution scolaire, ses enseignants et ses élèves. Quand allez-vous enfin vous ressaisir et vous battre pour que l’école ne soit pas la première victime de vos cadeaux fiscaux et de vos choix budgétaires désastreux ?"
Question de Monsieur Régis JUANICO (séance du 16 avril 2008) :
"Monsieur le ministre de l’éducation nationale, quand allez-vous vous ressaisir ? Quand allez-vous enfin ouvrir les yeux et prendre la mesure du mécontentement que vous suscitez ? Hier, pour la sixième fois en quatre semaines, lycéens, parents d’élèves, enseignants du premier et du second degré étaient dans la rue. Ensemble, ils manifestaient toujours plus nombreux, malgré les vacances scolaires, pour protester contre vos projets de nouveaux programmes dans le primaire, de généralisation du bac professionnel en trois ans et contre la suppression de milliers de postes d’enseignants mais aussi de personnels administratifs à la rentrée 2008. La mobilisation s’amplifie. Déjà, deux nouvelles journées d’action sont prévues, les 15 et 24 mai prochains. En quelques mois, vous avez réussi l’exploit de créer un climat de défiance généralisée au sein de la communauté éducative. Contrairement à vos affirmations répétées sur le taux d’encadrement, le non-remplacement de fonctionnaires partant à la retraite – 85 000 d’ici à 2012 – ajouté aux 30 000 suppressions de postes déjà réalisées a des conséquences dramatiques dans les établissements. Dans le département de la Loire, par exemple, le projet de carte scolaire pour 2008 prévoit la suppression de 44 postes dans les collèges, qui devront pourtant accueillir 230 élèves supplémentaires. Le non-remplacement conduit à la suppression de classes dédoublées, de filières et d’options dans les établissements. Il signifie des classes surchargées, et donc des difficultés supplémentaires pour les élèves qui ont le plus de mal à suivre. Il se traduit encore par la dégradation des conditions de travail des enseignants, parfois contraints d’effectuer leurs services dans deux ou trois établissements, au détriment de la qualité de l’enseignement dispensé. Il entraîne aussi la remise en cause de projets d’intégration d’élèves handicapés, comme c’est le cas dans l’un des collèges de ma circonscription. Monsieur le ministre, vous ne réformez pas l’éducation nationale, vous travaillez à sa liquidation progressive. Vous ne défendez pas le système éducatif, vous passez votre temps à le dénigrer ! Ma question est simple : allez-vous enfin entendre raison et revenir non seulement sur vos mesures de restriction budgétaire et de suppression de postes mais aussi sur l’ensemble de vos projets éducatifs dont les Français ne veulent pas ?"
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22 avril 2008
Avant tout, le refus israélien
par Alain Gresh
Aaron David Miller est un diplomate américain qui a joué un rôle important sous l’administration du président Clinton, notamment comme adjoint de Denis Ross (responsable du processus de paix au Proche-Orient). Il vient de publier un livre, The Much Too Promised Land : America’s Elusive Search for Arab-Israeli Peace (Random House, 2008, 416 pp. $26.00).
Akiva Eldar, journaliste au quotidien Haaretz en fait un compte-rendu intitulé « Dear Diplomat, whose side are you really on ? »
Akiva Eldar écrit : « Il y a quelques années, Ross a publié un livre sur la politique étrangère américaine au Proche-Orient sans faire aucune référence à l’influence de la politique intérieure en général et de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), en particulier. Ross affirmait qu’il ne pouvait se rappeler une occasion où la communauté juive avait imposé à l’administration de faire (ou de ne pas faire) quelque chose concernant le processus de paix. Bien que confirmant pour l’essentiel ce propos, Miller le nuance :»
« Ceux d’entre nous qui conseillaient le secrétaire d’Etat et le président étaient très sensible à ce que la communauté pro-israélienne pensait et, quand nous étudiions des idées qu’Israël n’aimait pas, trop souvent nous nous appliquions une sorte d’autocensure préalable. Que plusieurs d’entre nous étaient juifs était moins important que le climat général pro-israélien qui s’est affirmé avec Bill Clinton et une nouvelle administration déterminée à éviter ce qu’elle considérait comme la vision beaucoup trop critique d’Israël de ses prédécesseurs (il fait référence à l’administration de Bush père). L’accession au pouvoir d’Itzhak Rabin, les relations spéciale de Clinton avec lui, avec Israël et les juifs américains ont contribué à une grande sensibilité à l’égard d’Israël. Ces affinités et l’empathie personnelle du président (il était aussi particulièrement sensible aux Palestiniens aussi) ont sapé notre volonté d’être ferme avec Israël sur la question des colonies et nous ont empêché de refuser les mauvaises idées d’Israël ou d’adopter des idées de notre propre cru, notamment durant la négociation sur le statut final, et cela jusqu’à ce qu’il soit trop tard... » (p. 123)
L’International Herald Tribune revient sur ce livre le 17 avril : « The Much Too Promised Land. Advice after two decades of Arab-Israeli diplomacy », sous la plume d’Ethan Bronner.
« Contrairement à Ross et Bill Clinton, qui ont abordé le sujet dans leur Mémoire, Miller affirme que les Etats-Unis dont donné à Israël beaucoup trop de liberté d’action et ont échoué à pousser ce pays à respecter ses engagements et à faire des choix douloureux. Il dit que Clinton était beaucoup trop impressionné par le premier ministre Itzhak Rabin (...) et il ajoute : "ainsi, nous n’avons jamais eu une conversation dure ou même honnête avec les Israéliens sur leur activité de colonisation.". »
Mais, de fait, Miller ne va pas au bout de son raisonnement. En revanche, Henry Siegman, un ancien dirigeant de American Jewish Committee résume bien la raison principale de l’impasse actuelle dans un article du Nation du17 avril , intitulé « Tough love for Israel »
« Le scandale de l’impuissance de la communauté internationale à résoudre un des conflits les plus longs et les plus sanglants de l’histoire est simple : elle connaît le problème mais n’a pas le courage de dire la vérité, encore moins de l’affronter. La conférence de Berlin (que Merkel a convoqué pour juin) va souffrir du même manque de courage qui a marqué tous les efforts précédents. Elle va aborder tous les problèmes sauf la cause principale de l’impasse. Quoique l’on pense de tous les péchés attribués aux Palestiniens – et ils sont nombreux, y compris une direction inefficace et corrompue, l’échec dans la construction d’institutions étatiques, la violence meurtrière des groupes du refus –, il n’y a aucune perspective de créer un Etat palestinien viable et souverain d’abord et avant tout parce que les différents gouvernements israéliens depuis 1967 n’ont jamais eu l’intention de permettre l’émergence d’un tel Etat. »
Nous connaîtrons, dans le sillage de la conférence d’Annapolis, d’autres réunions, déclarations, engagements concernant le conflit israélo-palestinien. Mais on peut assurer, avec Siegman, sans crainte d’être démenti par les faits, que tout cela n’aboutira à rien tant que la communauté internationale ne s’attaquera pas au refus israélien.
Assassinat de Moughniyeh Retour à la table des matières
L’assassinat du dirigeant militaire du Hezbollah Imad Moughniyeh (le 12 février à Damas) reste non résolu. Les autorités syriennes ont annoncé, à plusieurs reprises, qu’elles allaient rendre publiques les résultats de l’enquête, mais n’ont rien fait pour l’instant. Répondant aux rumeurs d’implication des Saoudiens, le ministre de l’intérieur du royaume a affirmé que cette accusations étaient « risibles » (Al-Watan, 20 avril).
Ecrit par : Ahmad | 22.04.2008
Sur la réforme des institutions, le gouvernement a besoin de l'apport des voix de la gauche pour aller au congrès.
Je me souviens que p devedjian en 2000 disait (pour habiller son refus de voter la réforme de la justice proposée par le gouvernement Jospin) qu'il avait commandé une télé et qu'on lui avait envoyé un réfrigérateur. Et bien pourquoi ne pas user aussi d'une métaphore pour ne pas avoir à faire "ce cadeau" à NS et son gouvernement? non cumul des mandats,une dose de proportionnelle,réforme du Senat...
Je sais que c'est mesquin mais la vengeance est un plat qui se mange froid...
Ecrit par : marie | 23.04.2008
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