16.05.2008

Agenda du mois de mai

Lundi 5 Mai

Entretien Europartenaires autour de Jacques Julliard

Bureau municipal de Noisy-le Sec


Mardi 6 mai

Interview télé à la Matinale de Canal + sur le bilan de Nicolas Sarkozy à l'Elysée

Réunion à la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale

Question d'actualité

Audition d'Hervé Morin à la Commission des Affaires Etrangères

Bureau National


Mercredi 7 mai

Réunion de la Commission des Lois sur la réforme institutionnelle

Réunion du Groupe France / Maroc

Rencontre avec les proviseurs de la circonscription à la mairie de Noisy-le-Sec pour un partenariat avec l'entreprise KPMG


Jeudi 8 mai
Commémoration à Noisy-le-Sec


Mardi 13 mai
Petit déjeuner organisé autour d'Hervé Morin et de Jean-Pierre Jouyet sur la politique européenne de sécurité et de défense

Réunion du groupe PS à l'Assemblée Nationale

Déjeuner à l'ambassade de Qatar

Questions d'actualité

Bureau National


Mercredi 14 mai
Petit déjeuner organisé par la Commission des Affaires Etrangères autour de Stanislas de Laboulaye, Ambassadeur de France en Russie

Réunion de la Commission des Lois

Réunion du Groupe PS à l'Assemblée Nationale

Déjeuner avec la Délégation pour l'Union Européenne avec les membres de la délégation pour l'union européenne du Bundestag

Questions d'actualité

Remise des médailles à l'Hôtel de Ville de Noisy-le-Sec

Remise de la Légion d'honneur à Philippe Guglielmi à l'Hôtel de ville de Romainville


Jeudi 15 mai

Petit déjeuner au Club Vauban

Débat dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale sur la proposition de loi sur les mini-motos

Conférence de presse rue Roger Salengro à Bondy

Déjeuner avec Sylvine Thomassin et Yannick Saint Auber à Bondy

Rencontre avec les commerçants de la place Neuburger à Bondy

Rencontre avec commerçants de Noisy-le-Sec

Rendez-vous à la mairie de Noisy-le-Sec avec Monsieur Morvan, Secrétaire générale de la préfecture de Bobigny

Réunion avec Alda Lemaître et Gilbert Roger

Réunion de Section à Bondy

Vendredi 16 mai
Déjeuner avec Dina Kawar, Ambassadrice de Jordanie

Rendez-vous avec Philippe Devisscher et jean-Paul Lefebvre

Ouverture des 17ème rencontres d'Ici et d'Ailleurs à Noisy-le-Sec


Samedi 17 mai
Rencontre au local de section avec les militants de Bondy

Marché de Noisy-le Sec et rencontre avec les militants et sympathisants

Intervention lors du colloque « Dès maintenant en Europe » à Paris

Concert des petits écoliers chantants de Bondy


Dimanche 18 mai
Marché de Romainville


Lundi 19 mai
Permanence de Bondy

Réunion plénière du conseil franco-britannique

Bureau municipal de Noisy-le-Sec


Mardi 20 mai

Débat à l'Assemblée Nationale sur la réforme des Institutions

Réunion avec le Syndicat des Transports d'Ile de France


Mercredi 21 mai
Audition de la Commission des Affaires Étrangères

Signature de la convention KPMG avec les lycées de la circonscription


Jeudi 22 mai
Visite de l'Assemblée Nationale par le collège Jacques Prévert de Noisy-le-Sec et le collège Gustave Courbet de Romainville

Conférence à l'Université Paris Dauphine


Vendredi 23 mai
Table ronde sur la politique d'immigration dans le cadre du laboratoire d'idée Notre Europe

Permanence à Bondy


Samedi 24 mai
Rencontre de travail et débat autour de Bertrand Delanoë à la Mutualité de Paris


Dimanche 25 mai

Course cycliste de Noisy-le-Sec


Lundi 26 mai

Rencontres en circonscription

Participation à la soirée débat de France 5 « Folies meurtrières » présentée par Yves Calvi


Mardi 27 mai

Débat à l'Assemblée nationale sur le réforme des Institutions

Réunion de groupe

Bureau national


Mercredi 28 mai
Rendez-vous avec Ali Ahani, Ambassadeur d'Iran en France

Réunion de groupe


Jeudi 29 mai
Débat avec Rachida Dati au Journal Libération

Permanence à Noisy-le Sec


L'annus horribilis de Nicolas Sarkozy

Un an après l'accession de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, la France est aujourd'hui dans l'impasse. Le « choc de confiance » promis par le Président s'est transformé en « choc de défiance ». De son omniprésence et de sa frénésie de réformes naît un sentiment d'incohérence, d'illisibilité et de multiplication de « couacs » au sein du Gouvernement. Chaque nouvelle réforme engagée suscite son lot d'inquiétudes et de désarroi chez les Français. Non seulement le pouvoir d'achat n'a pas augmenté mais les prix continuent d'exploser, plus de 3% en douze mois. La laïcité a été piétinée, la protection sociale entamée par les franchises médicales et les déremboursements toujours plus nombreux. Le niveau des pensions s'est détérioré, les prestations sociales se voient menacées. En politique étrangère, même constat : le réalisme le plus cru l'a emporté sur la défense des droits de l'homme, tant loués pendant la campagne présidentielle, et on déplore désormais son manque de vision à long terme sur la scène internationale. Enfin, le pouvoir lui même connaît une impopularité historique. Ce que Nicolas Sarkozy considère comme une erreur de communication est en fait une faute stratégique. En faisant du paquet fiscal la première de ses réformes, Nicolas Sarkozy a pris des mesures pénalisant sérieusement les plus modestes. La politique économique du Gouvernement ne marche pas et et les marges de manoeuvre budgétaires, pouvant amortir la détérioration de la situation économique, ont déjà été dilapidées. En un an, le besoin d'une alternative crédible a vu le jour. C'est la responsabilité de la Gauche, qui a su offrir une alternative aux élections régionales de 2004 et aux élections municipales de 2007, d'offrir un vrai projet qui rassemble les français et les françaises pour une alternative nationale en 2012.

13.05.2008

Elisabeth Guigou sur lemonde.fr

Un an après l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française, lemonde.fr fait le bilan des réformes engagées par le Gouvernement et interroge le parti socialiste sur ce qu'il aurait fait s'il avait été au pouvoir. Elisabeth Guigou répond aux questions de Constance Baudry sur le thème de la Justice et avance des propositions.

 

 

Retrouvez ici mon intervention

 

07.05.2008

Clarté, courage et créativité : pour un grand congrès socialiste

Voici le texte "Clarté, courage et créativité : pour un grand congrès socialiste" qui a été élaboré par des élus figurant sur la liste des premiers signataires. Merci de me donner votre appréciation sur ce texte, amendable et modifiable.

 

clartecouragecreativite.doc

 

Liste des premiers signataires : 

Bertrand DELANOË

Nathalie APPERE, 1èreadjointe au maire de Rennes

Kader ARIF, député européen, 1er secrétaire fédéral de la Haute-Garonne

Jean AUVILLAIN, 1er secrétaire fédéral du Jura

Eve BARBIER, déléguée nationale du PS

Tarik BELKHODJA, secrétaire de section de Fréjus

Alain BENTAHA, c. régional de la région Pays de la Loire, maire de Saint-Malo-de-Guersac

Michel BERSON, Président du Conseil général de l’Essonne

Patrick BLOCHE, député-maire du 11èmearr. de Paris, 1er secrétaire fédéral de Paris

Michèle BLUMENTHAL, maire du 12èmearr. de Paris

Yannick BODIN, sénateur de la Seine-et-Marne

Helmut BONNET, secrétaire de section Noisy-le-Sec

Corinne BORD, déléguée nationale Vie associative

Jean-Claude BOULARD, maire du Mans

Didier BOULAUD, sénateur-maire de Nevers

Yolande BOYER, sénatrice du Finistère

Jacques BRAVO, maire du 9èmearr. de Paris

Jean-Pierre CAFFET, sénateur de Paris

Jérôme CAHUZAC, député-maire de Villeneuve-sur-Lot

Christophe CARESCHE, député de Paris

Marie-Arlette CARLOTTI, députée européenne, conseillère générale des Bouches-du-Rhône

Christophe CASTANER, vice-Président du Conseil régional de PACA, maire de Forcalquier

Jean-Yves CAULLET, maire d’Avallon (Yonne)

Christophe CHAILLOU, maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret)

Francis CHOUAT, vice-Président du Conseil général de l’Essonne

Pierre COHEN, député-maire de Toulouse

Emmanuel COUET, maire de Saint-Jacques de la Lande (Ille-et-Vilaine)

Carlos DA SILVA, conseiller général de Corbeil

François DAGNAUD, adjoint au maire de Paris

Jean-Claude DARMENGEAT, vice-Président du Conseil régional du Limousin

Daniel DELAVEAU, maire de Rennes

Guy DELCOURT, député-maire de Lens

Patrick DELPECH, 1er secrétaire fédéral de la Sarthe, vice-Pdt du C. régional des Pays de la Loire

Jean-Pierre DEMERLIAT, sénateur de la Haute-Vienne

Harlem DESIR, député européen de l’Ile-de-France

Michel DESTOT, député-maire de Grenoble

Claude DOMEIZEL, sénateur des Alpes-de-Haute-Provence

Tony DREYFUS, député de Paris

Kheira DRISSI, ex-candidate aux élections législatives dans la Haute-Marne

Claire EDEY, déléguée nationale du PS à la protection internationale

Rémy FERAUD, maire du 10èmearr. de Paris

Alain FONTANEL, adjoint au maire de Strasbourg, vice-Président de la CUS

Jean-François FOUNTAINE, 1ervice-Président de la Région Poitou-Charente

Claude FRITSCH, ancien 1er secrétaire fédéral du Bas-Rhin

Jean-Claude FRUTEAU, député-maire de Saint-Benoît, la Réunion

Pascale GERARD, conseillère régionale de PACA

Laurence GIRARD, conseillère du 7èmearrondissement de Paris

Jean GLAVANY, député des Hautes-Pyrénées

Marc GOUA, député du Maine-et-Loire

Christian GRAGLIA, conseiller général de Gap

Elisabeth GUIGOU, députée de la Seine-St-Denis

Didier GUILLAUME, Président du Conseil général de la Drôme

Claude HAUT, Sénateur, Président du Conseil général du Vaucluse

Anne HIDALGO, 1èreadjointe au Maire de Paris

Jean-Louis JOSEPH, vice-Pdt du Conseil régional de PACA, maire de La Bastidonne

Lionel JOSPIN

Serge LAGAUCHE, sénateur du Val-de-Marne

Emeric LAVITOLA, membre du bureau fédéral

Claudy LEBRETON, Président du Conseil général des Côtes-d’Armor, Pdt de la FNESER

Jean-Yves LE DEAUT, député de la Meurthe-et-Moselle

Michel LEFAIT, député du Pas-de-Calais

Patrick LEMASLE, député de la Haute-Garonne

Annick LEPETIT, députée de Paris

Romain LEVY, conseiller de Paris

Cédric LEROY, adjoint au maire de Caen

Roger MADEC, sénateur-maire du 19èmearr. de Paris

Jean-François MAISON, secrétaire de la section de Pau, conseiller général de Pau-Est

Christian MANRIC, 1er secrétaire fédéral du Tarn-et-Garonne

Martine MARTINEL, députée de la Haute-Garonne

Christophe MASSE, conseiller municipal Marseille 6èmesecteur

Michèle MATRINGE, conseillère municipale de Nice, trésorière fédérale

Pierre MEFFRE, conseiller régional de PACA, maire de Vaison-la-Romaine

Michel MENARD, député, vice-Président du Conseil général de Loire-Atlantique

Mehdi OURAOUI, responsable national du PS citoyenneté et nouvelles solidarités

Eric PEUGNIEZ, secrétaire fédéral à l’Europe, conseiller municipal d’Annemasse

Jean-Claude PEYRONNET, sénateur de la Haute-Vienne

Bernard POIGNANT, député européen, maire de Quimper

Michel PONDAVEN, conseiller général, ancien 1ersecrétaire fédéral du Calvados

Pierre PRIBETICH, député européen, 1er vice-Pdt de la comm. d'agglo. du Gd Dijon

Daniel RAOUL, sénateur du Maine-et-Loire

Alfred RECOURS, maire de Couches en Onche (Eure)

Roland RIES, sénateur-maire de Strasbourg

Sylvie ROBERT, vice-Pdte du Conseil régional de Bretagne

Pierre SCHAPIRA, député européen, adjoint au maire de Paris

Patrick SEVE, maire de l’Haÿ-les-Roses

Gisèle STIEVENARD, adjointe au Maire de Paris

Colin SUEUR, maire de Colombelles (Calvados)

Pierre TAMBOURIN, vice-Président de l’agglomération Evry centre Essonne

Gilles TEISSEIRE, secrétaire fédéral vie du parti et élections, fédération du Var

Christian TEYSSEDRE, maire de Rodez

Daniel VAILLANT, député-maire du 18èmearr. de Paris

Clotilde VALTER, conseillère générale du Calvados

Yannick VAUGRENARD, député européen, 1er VP du Conseil Régional des Pays de la Loire

André VEZINHET, député, Président du Conseil général de l’Hérault

Philippe ZITTOUN, délégué national du PS Mixité sociale

 

 

30.04.2008

Communiqué

 

Paris, 29 avr 2008 (AFP) - L'ex-Garde des sceaux Elisabeth Guigou (PS) a mis en cause Nicolas Sarkozy en tant qu'ex-ministre de l'Intérieur dans les défaillances du fichier national des empreintes génétiques (FNAEG), concernant l'enquête sur le meurtre de l'étudiante suédoise Susanna Zetterberg.

L'homme arrêté et mis en examen dans le cadre de l'enquête sur cet homicide, Bruno Cholet, 51 ans, a déjà passé une vingtaine d'années en prison, notamment pour agressions sexuelles, mais son nom ne figurait pas dans ce fichier, créé par la loi Guigou du 17 juin 1998.

Mme Guigou, députée de Seine-Saint-Denis, attribue cette lacune au fait que "ce fichier, créé au départ pour les délinquants sexuels, a été élargi par la loi de sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, à tous les délinquants".

L'ex-Garde des sceaux s'appuie sur les déclarations mardi de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, pour qui "le fichier est aujourd'hui encombré car nous enregistrons de plus en plus d'empreintes".

"L'empilement des lois, la surenchère constante ne font pas une politique de sécurité efficace", conclut Mme Guigou.

Elisabeth Guigou parlera des femmes en politique sur Téva

Vous pouvez retrouver les commentaires d'Elisabeth Guigou sur le quotidien d'une femme en politique dans le reportage du même nom "Femmes en politique", diffusée le lundi 5 mai à 20h50 sur la chaîne Téva.

Elisabeth Guigou sur la LCP ce soir

Elisabeth Guigou sera l'invitée aujourd'hui de l'émission "Ca vous regarde " sur La Chaine Parlementaire (LCP), en direct à 19h00 sur Internet et différée à 21h00 sur la TNT. Le thème de l'émission sera consacré à la réforme des institutions.

Retrouvez ici mon intervention : http://cvr.lcpan.fr/tchat.php

 

29.04.2008

Déplacement d'Elisabeth Guigou à Washington

Du vendredi 25 au lundi 28 avril, j'ai participé à Washington à une réunion internationale consacrée à la politique étrangère et de sécurité des Etats-Unis. Américains du Nord et du Sud, Européens, Asiatiques ont débattu de la politique étrangère menée par George Bush depuis 7 ans et de ce que serait la politique étrangère de Hillary Clinton, Barack Obama et John McCain. Trois jours de débats intenses ont porté notamment sur l'Iran, le processus de paix au Proche-Orient, la crise du système financier international, l'état de l'Union Européenne, les pays émergents, Chine et Inde notamment. J'étais chargée d'intervenir au nom des Européens.

Ce que je retiens de ce voyage :

  1. IRAN : les États-Unis continuent à étudier sérieusement l'hypothèse d'un bombardement des installations nucléaires de l'Iran. Les Européens sont unanimement et violemment opposés. Dans mon intervention, j'ai insisté sur la nécessité de ne pas s'enfermer dans le dilemme : bombarder l'Iran ou accepter que ce pays dispose de l'arme nucléaire. Il y a une 3 ème voie qui n'a pas été explorée : celle d'une négociation internationale avec l'Iran sur la place de ce pays dans la région.

  2. PROCESSUS DE PAIX AU PROCHE-ORIENT : le processus d'Annapolis est mort. Les Américains qui l'ont lancé n'en parlent plus. J'ai proposé que l'on remette sur l'agenda international l'initiative de paix de la Ligue Arabe.

  3. CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE : ce n'est que le début. Le risque est réel d'une grave récession, et qui dure aux États-Unis. Une réforme des institutions internationales (FMI, Banque Mondiale) pour exercer une régulation enfin efficace est indispensable. Mais seuls les Européens y réfléchissent et encore,très timidement.

21.04.2008

Questions au Gouvernement "Mouvement dans les lycées"

Mes collègues députés Yves DURAND et Régis JUANICO ont attiré l'attention du Ministre de l'Education Nationale lors des questions au Gouvernement sur les mouvements dans les lycées et sur l'avenir de l'Education :

 

Question de Monsieur Yves DURAND (séance du 15 avril 2008) : 

"Monsieur le Ministre de l’éducation nationale, vous avez sans doute reçu récemment les lycéens mais je doute que vous les ayez véritablement écoutés. En tout cas, je suis sûr que vous ne les avez pas entendus car si vous l’aviez fait, vous auriez répondu avec moins d’arrogance tout à l’heure. Depuis maintenant un an, votre seul souci est de tenter de faire admettre à l’opinion publique la saignée dans les effectifs de l’éducation nationale pour la rentrée prochaine, et sans doute pire encore pour les années à venir. Votre seul argument, vous l’avez encore répété tout à l’heure, est la baisse du nombre d’élèves qui permettrait, selon vous, un taux d’encadrement convenable de onze élèves par professeur. Or vous savez très bien, monsieur le ministre, que ce chiffre est faux et qu’il ne correspond à rien. Dans les lycées, la taille moyenne des classes approche les trente élèves, et elle atteint parfois les trente-cinq en seconde, alors que c’est la classe la plus importante pour l’orientation des jeunes.Dans les lycées de l’agglomération lilloise, pas une classe de seconde n’est en dessous des trente élèves.Par ailleurs, c’est au moment même où le nombre d’élèves augmente fortement en primaire et en collège que le Président de la République annonce le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, ce qui entraînerait la suppression de 85 000 postes d’ici à 2012 dans l’éducation nationale alors que, au contraire, il faudrait prévoir dès maintenant l’accueil de ces nouveaux élèves. Oui, les réformes sont nécessaires, et nous les avions engagées, mais jamais elles ne se feront en supprimant des moyens. Aujourd’hui, votre politique, c’est de supprimer les cours du samedi matin en primaire, sans aucune concertation avec les maires qui devront le plus souvent prendre en charge les élèves. Vous bâclez, là encore sans concertation, de nouveaux programmes, que la plupart des enseignants refusent. Enfin, vous jetez les enseignants à la vindicte populaire, ce qui est scandaleux, avouons-le, en les accusant de manipuler les lycéens qui clament, encore aujourd’hui, leur révolte. Monsieur le ministre, votre premier devoir est de défendre l’institution scolaire, ses enseignants et ses élèves. Quand allez-vous enfin vous ressaisir et vous battre pour que l’école ne soit pas la première victime de vos cadeaux fiscaux et de vos choix budgétaires désastreux ?"

 

Question de Monsieur Régis JUANICO (séance du 16 avril 2008) :

"Monsieur le ministre de l’éducation nationale, quand allez-vous vous ressaisir ? Quand allez-vous enfin ouvrir les yeux et prendre la mesure du mécontentement que vous suscitez ? Hier, pour la sixième fois en quatre semaines, lycéens, parents d’élèves, enseignants du premier et du second degré étaient dans la rue. Ensemble, ils manifestaient toujours plus nombreux, malgré les vacances scolaires, pour protester contre vos projets de nouveaux programmes dans le primaire, de généralisation du bac professionnel en trois ans et contre la suppression de milliers de postes d’enseignants mais aussi de personnels administratifs à la rentrée 2008. La mobilisation s’amplifie. Déjà, deux nouvelles journées d’action sont prévues, les 15 et 24 mai prochains. En quelques mois, vous avez réussi l’exploit de créer un climat de défiance généralisée au sein de la communauté éducative. Contrairement à vos affirmations répétées sur le taux d’encadrement, le non-remplacement de fonctionnaires partant à la retraite – 85 000 d’ici à 2012 – ajouté aux 30 000 suppressions de postes déjà réalisées a des conséquences dramatiques dans les établissements. Dans le département de la Loire, par exemple, le projet de carte scolaire pour 2008 prévoit la suppression de 44 postes dans les collèges, qui devront pourtant accueillir 230 élèves supplémentaires. Le non-remplacement conduit à la suppression de classes dédoublées, de filières et d’options dans les établissements. Il signifie des classes surchargées, et donc des difficultés supplémentaires pour les élèves qui ont le plus de mal à suivre. Il se traduit encore par la dégradation des conditions de travail des enseignants, parfois contraints d’effectuer leurs services dans deux ou trois établissements, au détriment de la qualité de l’enseignement dispensé. Il entraîne aussi la remise en cause de projets d’intégration d’élèves handicapés, comme c’est le cas dans l’un des collèges de ma circonscription. Monsieur le ministre, vous ne réformez pas l’éducation nationale, vous travaillez à sa liquidation progressive. Vous ne défendez pas le système éducatif, vous passez votre temps à le dénigrer ! Ma question est simple : allez-vous enfin entendre raison et revenir non seulement sur vos mesures de restriction budgétaire et de suppression de postes mais aussi sur l’ensemble de vos projets éducatifs dont les Français ne veulent pas ?"

 

17.04.2008

Question écrite à Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale

Madame Elisabeth GUIGOU attire l’attention de Monsieur Xavier DARCOS, Ministre de l’Education Nationale, sur l’annonce de nombreuses suppressions de postes dans les différents établissements, de premier et de second degré et, parallèlement, par l’importante augmentation des heures supplémentaires.

De nombreux enseignants ont appelé mon attention sur la dégradation de leurs conditions de travail et des conditions d’étude de leurs élèves.

Pour la réussite de tous les élèves, pour la revalorisation du travail éducatif et pour le bon fonctionnement des établissements, il me semble indispensable que les moyens aujourd’hui alloués, notamment en Seine-Saint-Denis soient maintenus, voire renforcés, et non diminués.

Madame GUIGOU demande ce que le Gouvernement envisage de faire pour répondre à cette situation.

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